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L'éducation
Il faut 2 ans à l'être humain pour apprendre
à parler et le reste de sa vie pour apprendre à se taire...
.

Un enfant Le décrochage
Difficile dosage Aimer lire
Le sens des responsabilités Bien gérer son temps
Si mon enfant me parlait... Mini-pensées


 
 
 

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Un enfant
Nul ne peut  prétendre connaître le sens de la vie, tant qu'iln'a pas eu un enfant à aimer car alors,
c'est l'univers tout entier qui change, et on dirait que rien ne sera plus exactement comme avant.

S'il vit entouré de critiques, il apprend à blâmer.
S'il vit entouré d'hostilité, il apprend à être agressif.
S'il vit entouré de moqueries, il apprend à être timide.
S'il vit entouré de honte, il apprend à se sentir coupable.
S'il vit entouré de tolérance, il apprend à être patient.
S'il vit entouré d'encouragement, il apprend à agir.
S'il vit entouré d'éloges, il apprend à complimenter.
S'il vit entouré de probité, il apprend à être juste.
S'il vit entouré de sécurité, il apprend à faire confiance.
S'il vit entouré d'approbation, il apprend à s'accepter.
S'il vit entouré d'amitié, il apprend à aimer la vie.





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Difficile dosage

Apprendre à un enfant à monter à bicyclette
est sans doute ce qu'il y a de plus difficile dans
l'éducation.  On peut courir à côté de l'engin,
ou se contenter de hurler des conseils de loin
mais à voir un enfant mal assuré sur cette machine
qu'il enfourche pour la première fois, on comprend
qu'il a besoin d'être à la fois aidé et laissé libre.
On comprend du même coup qu'on devra
toujours satisfaire à cette double exigence
dans d'autres domaines.





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Le sens des responsabilités
Les idées c'est comme nos enfants: les nôtres sont formidables.

J'ai grandi dans un quartier pauvre de Philadelphie, dit
l'économiste Walter William.  Pour élever ses enfants, ma
mère faisait des ménages.  Bien souvent, au bout de trois jours,
j'avais dépensé tout l'argent qu'elle me donnait chaque semaine
pour mon lunch et je lui en redemandais.  Je devais avoir
13 ans quand, un jour, ma mère me répondit : « Ce que je te
donne est pour ton lunch, et tu le savais.  Si tu as dépensé
ton argent à autre chose, tant pis pour toi. »  Elle refusa de me
donner un sou de plus.  Persuadé d'être tombé sur la mère la plus
sans coeur du monde, je finis la semaine en jeûnant le midi mais,
je n'ai plus jamais gaspillé en bêtise l'argent  que je recevais pour
mes repas.  Bien sûr, ma mère n'était pas sans coeur,  je comprends
maintenant à quel point il est dur de savoir que son enfant a faim mais
si vous n'avez pas le courage de lui montrer qu'il doit payer pour ses
imprudences, comment acquerra-t-il le sens des responsabilités.




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Si mon enfant me parlait...
Ce qu'on apprend avec plaisir,  on ne l'oublie jamais.

Ne me gâte pas.  Je sais très bien que je ne peux pas
obtenir tout ce que je veux. J'essaie seulement.
Ne me fais pas sentir plus petit que je suis,
cela me fait agir stupidement pour montrer que je suis grand.
Ne me corrige pas en public, si tu le peux.  Je comprends
beaucoup mieux quand tu me parles doucement et dans l'intimité.
Ne répète pas toujours la même chose.
Si tu agis ainsi, je devrai me protéger en faisant la sourde oreille.
Ne fais pas de promesse que tu ne peux pas tenir.
Je suis très déçu quand les promesse sont vaines.
N'oublie pas que j'aime faire des expériences. Je ne peux vivre sans elles.
N'oublie pas que je ne peux pas m'exprimer aussi bien que je le voudrais.
C'est pourquoi je ne suis pas toujours très précis.  Sois patient.
Ne te préoccupe pas trop de mes petits malaises.
Ils m'apportent souvent l'attention dont j'ai besoin.
N'oublie pas que je grandis rapidement. C'est difficile de
me suivre, mais essaie.  Je t'aimerai toujours...
Magasine 7jours





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Le décrochage

Et Foglia de dire:
 L'école, comme la vie, est un lieu de contrariété.
Quelle que soit l'école, quel que soit le système,
la méthode, le programme.  Classique, moderne flyé !
Apprendre, ça fait mal, non ?  Vos enfants ne savent pas
souffrir.  Quand ça fait mal, ils décrochent.  Quand ils
s'ennuient devant la télé ils zappent, quand ils s'ennuient
dans leur cours de français, ils ne peuvent pas zapper le prof,
alors ils décrochent.  Et vous, vous pensez que c'est la faute
de l'école.  Alors vous rêvez d'une école idéale, qui n'existe pas.
Il faut apprendre aux enfants que la souffrance, l'effort, ça fait
partie de la vie. Vous ne voulez pas que votre enfant décroche.
Je vous donne la recette, fermez la télé ou les jeux électroniques.
Ouvrez un livre.  Secouez-le quand il s'agite.  Envoyez-le
se coucher de bonne heure. Et souvent, en allant le
border, juste avant qu'il s'endorme, vous lui dites :
«T'es un p'tit tannant, mais je t'aime...»
Ça devrait suffire pour qu'il s'accroche.
.




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Ce livre que j'ai dévoré
(par Nina Veere)
Grâce à « Sans famille » d'Hector Malot,
j'ai découvert la magie de la lecture

Pendant des années, j'ai eu une peur bleue des loups.
Quand ma mère me couchait, elle devait d'abord regarder sous
mon lit afin de s'assurer qu'aucun loup ne s'y cachait.  Je rêvais
ensuite d'une meute hurlante qui m'encerclait et m'aurait à coup
sûr dévorée si je ne m'étais pas réveillée à temps.  Tremblante de peur,
j'allais ensuite chercher refuge dans le lit de mes parents. Tout cela
à cause d'un feuilleton radiophonique que je suivais depuis des semaines,
le soir après l'école: Sans famille, d'après le roman d'Hector Malot.
Le récit était tellement captivant que je restais «scotchée» au transistor.
Jusqu'à cet épisode où, Zerbino et Dolce, les 2 chiens de Vitalis, le musicien
ambulant, se font attaquer et dévorer par une meute de loups.  Leurs
hurlements étaient d'un réalisme terrifiant. Je n'ai plus osé écouter les autres
épisodes et n'ai jamais pu me résoudre à lire le livre.  Jusqu'à ce qu'on m'en
fasse récemment cadeau.  Je l'ai ouvert, en ai commencé la lecture, et là...
impossible de m'en détacher !  Le temps s'est figé, m'a entraînée au siècle
dernier à travers la campagne, où un petit garçon connaît tous les malheurs
du monde : le froid, la faim, la maladie, la misère, la douleur, le chagrin
et j'en passe.  Heureusement, on y trouve aussi beaucoup de témoignage
d'amour et d'amitié, de la part des hommes comme des animaux.  Certains
passages m'ont remplie de compassion ; l'un d'eux m'a même fait pleurer
à chaudes larmes : quand Joli-coeur, le petit singe de Vitalis, meurt d'une
pneunonie.  C'en était trop!  Quelques pages à peine après la mort des
petits chiens... Une pensée m'est alors venue à l'esprit et ne m'a plus jamais
quittée : quelle merveille que la lecture !  Quelques lettres placéees dans un
certain ordre et je tremble d'un froid imaginaire ou pleure sur un singe qui n'a
jamais existé.  Notre alphabet compte 26 lettres, et celles-ci ont été capables de
déclencher en moi les émotions les plus vives.  À partir de ces lettres, j'ai vu des
paysages, des gens, des mots.  J'ai entendu des voix, des aboiements...  J'ai senti
des odeurs de foin et de crêpes.  Simplement grâce à une poignée de mots.
La langue est un prodige ! C'est un peu comme lorsqu'on cuisine.
La table déborde de légumes et d'épices, et il suffit de les verser
dans un certain ordre dans la casserole pour obtenir les parfums les plus subtils.
Si l'ordre est différent, le plat ne sera pas le même. Aussi bon mais différent.
Qu'un chef s'en mêle et voilà un véritable festin !
Qu'on me laisse raconter l'histoire du pauvre petit Rémi et personne
ne versera une larme.  Mais il suffit qu'Hector Malot s'y mette pour
que ça donne « Sans famille.»  Oui, vraiment, le langage est une merveille.
Après des années de lecture, sa magie s'est enfin emparée de moi...






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Bien gérer son temps

Un jour, un vieux professeur de l’école nationale d’administration publique
fut engagé pour donner une formation sur La planification efficace de son temps
à un groupe d’une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies  nord-américaines.
Ce cours constituait l’un des cinq ateliers de leur journée de formation.
Le vieux prof n’avait donc qu’une heure pour « passer sa matière » .  Debout,
devant ce groupe d’élite qui était prêt à noter tout ce que l’expert allait enseigner,
le vieux prof les regarda un par un,  lentement,  puis leur dit :
« Nous allons réaliser une expérience ». De dessous la table qui le séparait de ses
élèves, le vieux prof sortit un immense pot Masson de 4 litres qu’il posa
délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux
à peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans
le grand pot. Lorsque le pot fut rempli  jusqu’au bord et qu’il fut impossible d’y
ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda :
« Est-ce que ce pot est plein? ».
Tous répondirent : « Oui » Il attendit quelques secondes et ajouta : « Vraiment? ».
Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier.
Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot.
Les morceaux de gravier s’infiltrèrent entre les cailloux... jusqu’au fond du pot.
Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda :
« Est-ce que ce pot est plein? ». Cette fois, ses brillants élèves commençaient à
comprendre son manège. L’un d’eux répondît: « Probablement pas! ».
« Bien! » répondit le vieux prof.  Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de
sous la table une  chaudière de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot.
Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier. Encore une
fois, il demanda : « Est-ce que ce pot est plein? ».
Cette fois, sans hésiter et en choeur, les brillants élèves répondirent :
« Non! ».  « Bien! »  répondit le vieux prof. Et comme s’y attendaient ses
prestigieux élèves, il prit le pichet d’eau qui était sur la table et remplit le pot
jusqu’à ras bord. Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda :
« Quelle grande vérité nous démontre cette expérience? »
Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours,  répondît :
« Cela démontre que même lorsque l’on croit que notre agenda est  rempli, si on le
veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire.»
« Non » répondît le vieux prof. « Ce n’est pas cela. La grande vérité que nous
démontre cette expérience est la suivante: si on ne met pas les gros cailloux en
premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer  tous, ensuite ». Il y eut un
profond silence, chacun prenant conscience de  l’évidence de ces propos.
Le vieux prof  leur dit alors : « Quels sont les gros cailloux dans votre  vie? »
- Votre santé?   - Votre famille?   - Vos ami(e)s?   - Réaliser vos rêves?  - Relaxer?
- Faire ce que vous aimez?  - Apprendre?  - Défendre une cause?  - Prendre le temps?
- Ou... toute autre chose? « Ce qu’il faut retenir, c’est l’importance de mettre
ses GROS CAILLOUX en  premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir... sa
vie.  Si on  donne priorité aux peccadilles, on remplira sa vie de  gravier et de sable et
on n’aura plus suffisamment de temps à consacrer aux éléments importants de sa vie.

Alors, n’oubliez pas de vous poser à vous-même la question :
« Quels sont les GROS CAILLOUX dans ma vie?
« Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot (vie) »
D’un geste amical de la main, le vieux professeur
salua son auditoire et lentement quitta la salle.






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Mini-pensées

-Vivre, c'est sortir un jour de son monde d'enfant et d'accepter que tout ne soit pas  aussi beau que lorsqu'on était petit.
-Ne dites jamais à quelqu'un comment faire les  choses. 
Dites-lui quoi faire, et il vous étonnera par son ingéniosité.
 -Tout ce qui nous irrite chez les  autres peut nous aider à nous comprendre nous-mêmes.
-Le sage n'est pas celui qui sait distinguer le bien  du mal,  mais celui qui sait,  de deux maux, reconnaître le moindre.
  Un petit garçon essayait de soulever une grosse  pierre mais n'arrivait  pas à la faire bouger. 
Son père,  qui le regardait faire,  finit par lui dire:
-Es-tu certain d'utiliser toute ta force? 
-Oui!  cria l'enfant. 
-Non, tu ne m'as pas demandé de t'aider!
-Ce n'est pas faire ce que nous aimons qui procure le bonheur, c'est aimer ce que nous faisons.
-Vous pouvez compter sur le travail: c'est un ami fidèle qui ne vous décevra jamais.
La gratitude n'est pas la chose au monde la  mieux partagée.  Ce n'est pas parce que vous avez nourri les oiseaux tout l'hiver qu'il faut  vous attendre à ce qu'ils respectent vos semis de gazon au  printemps.
Un jour, mon père regardait un de mes carnets,  bourré de notes,  et il demanda:
-Qui t'a appris tout ça, Luc ?
-Toi, papa !
-Moi ?  Mais je ne sais rien de tout ça, voyons !
-Tu n'avais pas besoin de savoir, papa.Tu as toujours eu le respect de l'étude 
et tu  me l'a transmis.  Le reste est venu tout seul...
-Il y a des gens qui possèdent des kilomètres de capacités et qui n'en cultivent guère que quelques mètres. 
-La chose la plus importante que des parents puissent enseigner à leurs enfants, c'est de savoir se passer d'eux un jour.
-L'important en ce monde n'est pas tellement  de savoir où nous sommes mais plutôt de connaître la direction 
où nous allons. Pour arriver au port, les vents nous sont parfois favorables, parfois contraire mais nous 
devons naviguer, et non dériver ou rester à l'ancre.

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